jeudi 14 septembre 2017

Une idée folle ?




J'ai pu apprécier le documentaire "une idée folle"  de Julie Grumbach sur des écoles développant une approche un peu alternative de l'enseignement. Documentaire extrêmement rafraîchissant avec des enseignants, des chercheurs et des enfants très attachants. 

La commande du documentaire venait du réseau Ashoka qui construit et anime une communauté d'innovateurs sociaux. Cela donne envie pour ses enfants et pour soi même d'avoir une dynamique autour de l'école. 

"Tu me dis... j'oubli, tu m'enseignes...je retiens, tu m'impliques... j'apprends" Benjamin Franklin

Le propos liminaire explique que l'enjeu de l'école n'est plus de transmettre des savoirs en mode vertical mais d'apprendre aux enfants à devenir des citoyens dans un monde qui change, le savoir étant de fait disponible sur internet et notre capacité à affronter les défis du futur dépendra de notre capacité à apprendre. On y voit des instituteurs vivre passionnément leur métier fait de dialogue et de remise en cause permanente mais salvatrice. 

L'atelier de reliure 
Seul bémol pour ce documentaire, ces expériences sont présentées comme innovantes, mais..... déjà en 1904, le mouvement libertaire avait fondé à Rambouillet La Ruche. Celle visait à fonder une école axée sur l'enfant. La logique sous jacente était que l'école et la formation initiale pouvait ouvrir l'esprit de ces futurs adultes et aller vers une société utopique prônée par le mouvement libertaire. 
Le fondateur Sébastien Faure écrit déjà à l'époque « L'école chrétienne, c'est l'école du passé, organisée par l'Église et pour elle ; l'école laïque, c'est l'école du présent, organisée par l'État, et pour lui ; La Ruche, c'est l'école de l'avenir, l'école tout court, organisée pour l'enfant afin que, cessant d'être le bien, la chose, la propriété de la religion ou de l'État, il s'appartienne à lui-même et trouve à l'école le pain, le savoir et la tendresse dont ont besoin son corps, son cerveau et son cœur. » 

Bien sur, il y a aussi au début du 20ème siècle la pédagogie Freinet  des années 20 ou pédagogie Montessori qui continuent à être pratiquées et ont infusé dans l'éducation nationale. Le documentaire aurait gagné à inscrire ces projets passionnants dans l'histoire de la pensée pédagogique, d'autant qu'une des devises mise en avant est de Benjamin Franklin qui n'est pas un tout jeune. 

Egalement, l'école au coeur de la vie citoyenne et du village me rappelle ma jeune enfance en milieu rural avec mon instituteur et sa classe unique à 4 niveaux. C'était il y a un bout de temps (années 80) mais déjà l'école était le centre névralgique de la vie citoyenne du village, la pédagogie faite de projets collectifs (journal de classe, travaux pratiques...) et les parents mais aussi les anciens participaient activement à l'animation scolaire. Bref, peut être qu'à l'instar des AMAP et le fait de réinstaller des maraîchers à la périphérie des villes pour encourager les circuits courts, nous redécouvrons les vertus d'un certain mode de vivre ensemble (même si à titre personnel, j'ai fuit les côtés pesants des milieux trop étriqués socialement).  

Enfin et pour finir, habitant dans Paris intramuros, la principale limite de ces projets éducatifs passionnants est justement la question du vivre ensemble. Je ne peux, pour l'instant en tout cas, me résoudre à envisager un différentiel de traitement entre les enfants. C'est particulièrement vrai à Paris où l'inscription dans les écoles Montessori se traduit de fait par une ghettoïsation entre enfants de cadres sups teintés à gauche au détriment de l'éducation nationale. Mais j'ai envi de croire à l'éducation nationale et de lui faire confiance. Mais peut être je me trompe avec mon esprit jacobins 3ème république et nous devons diversifiés les modèles éducatifs pour que chaque enfant s'y retrouve.  








jeudi 31 août 2017

@ arcas


Mireille Mathieu 

Mireille Darc

Jeanne d'arc

Mais où est passée Jeanne Mathieu? 

dimanche 30 avril 2017

Sociologie politique parisienne du premier tour de l'élection présidentielle 2017

Nouveauté de cette élection, ou tout au moins révélateur d'un étalement de l'offre politique, la sociologie du vote parisien représente d'Ouest en Est le spectre politique (hors FN) de cette élection. 

  • M. Emmanuel MACRONEN MARCHE !
    34,83 %
  • M. François FILLONLES RÉPUBLICAINS
    26,45 %
  • M. Jean-Luc MELENCHONLA FRANCE INSOUMISE
    19,56 %
  • M. Benoît HAMONPARTI SOCIALISTE
    10,18 %
  • Mme Marine LE PENFRONT NATIONAL
    4,99 %
  • M. Nicolas DUPONT-AIGNANDEBOUT LA FRANCE
    1,67 %
  • M. François ASSELINEAUUNION POPULAIRE RÉPUBLICAINE
    0,77 %
  • M. Philippe POUTOUNOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE
    0,63 %
  • M. Jean LASSALLERÉSISTONS !
    0,51 %
  • Mme Nathalie ARTHAUDLUTTE OUVRIÈRE
    0,27 %
  • M. Jacques CHEMINADESOLIDARITÉ ET PROGRÈS
    0,14 %

Donc bleu pour Fillon, jaune pour Macron et rouge pour Mélenchon. Le vote est ainsi très marqué à droite pour l'Ouest parisien (classique) et à gauche pour l'Est parisien. Mais entre les deux s'insèrent le vote Macron, donc le centre de Paris vote...au centre.  On peut même voir qu'entre l'Est Mélenchon et le centre Macron s'insère un discret Hamon. On se croirait dans l'hémicycle! 








Comme à l'habitude, le vote FN n'est pas très représenté au sein de Paris Intramuros. Cela s'explique selon moi par le niveau socio économique et par une règle empirique assez simple expliquée dans un article de Slate ou déjà exploré par avant: le vote FN est l'exact opposé de la densité urbaine (sauf en PACA).  

(voir l'article du monde là)

samedi 11 février 2017

Le travail d'ingénieur

« le travail de l’ingénieur n’est en réalité qu’un des volets d’une lutte beaucoup plus générale contre les barrières de toute nature qui s’interposent entre les hommes, barrières physiques, bien sûr, mais aussi économiques et sociales »