dimanche 26 avril 2026

Voyage en Grèce Antique - partie 1

 

"ἕν οἶδα ὅτι οὐδὲν οἶδα hén oȋda hóti oudèn oȋda" 

"Je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien" - Socrate  


Parcours de voyage 


Pour les 80 ans de ma môman, nous sommes partis tous les deux pour une plongée culturelle dans la grèce antique. Nous avons mobilisé notre philéhélénisme, ressorti les livres anciens, révisé nos classiques et nous nous sommes rappelés à quel point notre culture française est emprunte de tradition grec classique pour notre plus grand bien.  

A la croisée des mythes fondateurs, de l'histoire, la philosophie, l'art militaire, les grandes récits, le théâtre et les tragégies, le sport, la démocratie, les mathématiques, les sciences, les relations avec l'orient, tout nous renvoie à ce que nous sommes aujourd'hui en tant qu'Européen.ne.s. Les mythes et les tragédies nous rappellent que les passions humaines sont intemporelles. L'esthétique et les canons de la beauté masculine comme féminine font écho au magazines de mode actuel. Le logos est au coeur de la civilisation grecque et la tension est toujours présente entre la rationalité et la dimension magique de la volonté des dieux. 



Nous étions orienté vers un voyage en grèce antique, j'ai été frappé de constater à quel point cette notion était duale comme une conversation entre les mythes et légendes inspirés de la période mycéniennes et minonéienne du XVIème au XIème av JC et la période classique du VIIIème au IVème siècle entrecoupé de la période obscur où aucune trace écrite ne reste. Notre connaissance de l'arrivée des doriens qui ont colonisé la grèce reste encore assez vague.  

Quel plaisir de vagabonder dans ces lieux mythiques au milieu des collines et des montagnes avec la mer d'un bleu profond toujours en vue. Le nom des lieux et les personnages nous paraissent presque familiers tellement ils ont été narrés. 

  • Athènes et le parthénon 

Tout a déjà été dit, quelle splendeur et quelle magnificience. Nous marchons avec Périclès, Socrate, Aristote, Diogène et tant d'autres à travers le siècle d'or d'Athènes au Vème siècle. 






Je conseille le documentaire "la face cachée d'Athènes" . On y apprend que derrière la magnifique symétrie apparente, aucune pierre du parthénon n'est identique avec des jeux pour créer des impressions de perspective. Par exemple les colonnes doriques ne sont pas rectilignes mais légèrement plus évasée sur le bas pour donner une impression de légéreté de la structure. 






Le musée de l'acropole est incroyable. A l'époque, avec un drône antique vous auriez pu voir cette vue et la grande fresque sculptée sur fronton ouest . Anecdote utile par ces temps de défiances entre cultures et religions, la prise d'Athènes par les Ottomans date de 1458, le Sultan Mehmed fut très impressionné par l'acropole et ordonna de ne pas abîmer le monument sous peine de mort. La desctruction du Parthénon date de 1687 lors d'un bombardement des Vénitiens lors d'une guerre veneto ottomane sans grande importance... quel gâchis. 

Le musée s'ouvre sur les oeuvres d'art et objets découvert par Heinrich Schliemann dans sa quête du site archéologique de Troie à Mycènes, la capitale d'Agamemnon (voir le documentaire passionnant La rédécouverte de Troie où les tribulations d'un richissime archéologue amateur de la fin du 19ème). 




Le joyau de cette partie du musée est un masque funéraire dont on se plait à penser qu'il pourrait être celui d'Agamemnon. 

A la suite, on peut voir la transition entre l'art grec archaïque adapté du statuaire égyptien pour créer en marbre des jeunes hommes Kouroi et l'art classique qui pose les canons de la beauté actuel. Ayant vécu en Egypte quelques mois, je m'étais également plongé dans l'égyptologie, on retrouve beaucoup de connexion entre la culture des pharaons et la culture mycéenne ce qui s'explique aisément car il existait de nombres relations économiques et politiques. A titre d'exemple, le sphynx de Gizeh date de 2500 ans av JC. 





Petite frustration vite rétablie avec le musée des arts cycladiques, il manquait des explications sur la vie des grecs anciens. Sans trop de surprises, les femmes étaient cantonnées à la maison, le travail fait par les esclaves et les hommes libres formaient le corps civique et militaire. Les jeunes éphèbes se formaient et s'exerçaient dans les gymnasium (littéralement nus) et suivaient une éduction intllectuelle poussée. La vie était rythmée par la vie civique intense, les cérémonies religieuses en l'honneur de Dyonisos en particulier et jeux panhélléniques qui n'étaient pas l'apanage d'Olympie. L'autre loisir dominant est le théâtre et les tragédies, nous y reviendront.