jeudi 6 octobre 2011
lundi 3 octobre 2011
Changement des échelles de pouvoir
![]() |
| Le Lingotto à Turin, berceau des usines FIAT |
En Italie, FIAT, première entreprise et employeur d'Italie a annoncé que la société allait sortir de la convention collective liant entreprise et salariés en Italie apprend t on dans le monde du 03/10/2011.
Cet évènement est un nouvel avatar du diagnostic porté par les altermondialiste, l'échelon Etat Nation n'est plus celui de la régulation de l'économie. Une autre preuve là. Les entreprises mondialisées se jouent des régulations tirant vers le bas les conditions de travail sur la base d'une concurrence accrue entre les mains d'œuvres internationalisées. Sans donner des bons ou mauvais points, il paraît clair que ce genre de dérive est intrinsèque à une absence de puissance publique et démocratique transnationale.
La crise grèque nous le rappelle également où l'on voit les Etats se battrent contre les attaques des marchés. Il en résulte une mise en compétition entre eux des Etats et une mise à genoux des budgets publics et des fonctions régulatrices de l'Etat. Là encore sans donner raison aux uns ou aux autres, il paraît clair que l'échelon démocratique n'a plus de sens et subit un diktat de forces invisibles.
La réponse immédiate est à notre petite échelle criante de simplicité: faire monter d'un cran l'échelon démocratique pour le placer à l'échelle de l'Union Européenne. Plus simple à dire qu'à faire mais un nouveau modèle à inventer et un programme pour avancer.
samedi 1 octobre 2011
Au delà du périphérique - La Porte des Lilas
Un diagnostic personnel sur le principal frein au développement harmonieux de l'agglomération parisienne tient à l'encerclement de Paris intra muros au sein du périphérique. Cette infrastructure routière à l'aspect rugueux a limité l'expansion naturelle de l'urbanisation parisienne formant une coupure à la fois urbaine et institutionnelle.
Une des priorités de la mairie de Paris est aujourd'hui de renforcer le lien avec les communes de première couronne pour parvenir à gommer cette cicatrice. Plusieurs initiatives ont été menée que ce soit à travers la réalisation du tramway du Boulevard des Maréchaux ou l'extension du vélib dans les communes de première couronne (ce qui ne va pas sans poser d'ailleurs des problèmes de marché public).
A Paris, on a des idées et de l'argent, un projet d'envergure est celui de couverture du périphérique au niveau de la porte des Lilas. La description du projet là. Le cout n'est pas neutre avec 99 millions d'euros d'investissement mais le résultat est à la hauteur. Une dalle de béton a été coulée au dessus du périphérique permettant l'installation d'un espace vert de 1,4 ha, le jardin serge gainsbourg.
Le parc présente un belvédère qui permet d'admirer la banlieue nord de Paris. De l'autre côté, sur la partie sud, la dalle a d'abord accueillie un cirque d'art et d'essai (le cirque électrique, ça nous rappelle un précédent article) avant la mise en place d'un école de cirque et d'un chapiteau d'envergure. En complément, un cinéma MK2 vient s'installer et hop, on fait un bout de ville sympathique et une continuité urbaine entre le 20ème arrondissement et les Lilas.
Dans les limites de l'exercice, ça reste une dalle de béton posée sur une autoroute couplée d'un échangeur routier, c'est donc bruyant, bruyant, bruyant.... En termes de pollution de l'air, ça ne doit pas être folichon non plus. A cela se rajoute des souffleries d'un bâtiment administratif indéterminé qui font un ronflement continu. A l'époque, j'imagine que personne ne s'était douté qu'un jour cette partie du périphérique serait couverte et occupée, rajouter du bruit au bruit ne devait soucier personne.
vendredi 30 septembre 2011
Echec Durable?
Une infographie d'un article du monde en date du samedi 1er octobre 2011. Alors que le protocole de Kyoto arrive à échéance le 31 décembre 2012, les négociations sur le climat patinent allant de sommets ratés (Copenhague) en fausses avancées. L'urgence écologique qui avait pris le devant de la scène médiatique et politique il y a quelques années se retrouve en dernière place des sujets de préoccupation. Est il besoin de rappeler que les cycles climatiques concernent des échelles de temps bien plus long que le temps médiatique ou politique?
Le problème est toujours aussi critique et appelle des modifications en profondeur des modèles économiques en vigueur. Le monde n'en prends pas le chemin, on voit d'ailleurs sur le graphique que la moyenne des émissions par habitant des chinois a dépassé celui des français. La crise économique actuelle, issue prévisible et prévue par les altermondialistes de la financiarisation à outrance du modèle néo libérale, rajoute à ses corollaires néfastes l'enterrement temporaire (?) de l'évolution des mentalités sur la prise de conscience environnementale comme point central de toute pensée politique ou économique.
A ma (très) petite échelle, j'en appelle à s'inscrire en faux et continuer de porter cette problématique comme centre de nos préoccupations.
dimanche 18 septembre 2011
De la Rénovation Urbaine dans Paris
Petit tour dans le quartier du jardin d'Eole autour de la rue d'Aubervilliers, un cas d'école de rénovation urbaine réussie. Ce quartier si situe au nord de la station de métro La Chapelle, le long du faisceau de la gare de l'est.
A l'époque où j'ai découvert ce quartier, il y a une dizaine d'année, tous les éléments étaient réunis pour en faire un quartier en déshérence.
- Un contexte urbain contraint et marqué par les nuisances externes
A l'image des quartiers enclavés entre le faisceau ferroviaire et le canal de l'Ourq, glauque à l'époque, le bâti était délabré avec des copropriétés en déshérence. L'espace publique était extrêmement dégradé à dominante industrielle en lien avec les activités ferroviaires.
- Une population paupérisée
En parallèle, le quartier accueillait les populations les plus déshéritées de la capitale avec beaucoup de primo arrivants, une grande mixité ethnique. Les conditions sociales ont les corollaires habituels: délinquance, marchand de sommeil, toxicomanie entraînant une lente mais inexorable dégradation du quartier.
Le renouvellement urbain
![]() |
| Le cirque électrique dans la Cour du Maroc |
Aujourd'hui, le foncier dans la ville de Paris se fait rare. A Paris, il y a des idées et de l'argent. La ville a donc lancé une opération d'envergure pour la reconquête urbaine de ce quartier.
Première étape, libérer le foncier. Les emprises SNCF et RFF sont récupérées et apparaît un terrain vague dans un quartier dégradé. Cet espace rude au cœur de la ville accueil un cirque d'art et d'essai avec entre autre le cirque électrique, avant garde culturel alternative ne rentrant pas dans le monde marchand. Leur installation, ouverte sur les quartiers populaires et qui attire les jeunes urbains intellectuels précaires.
En parallèle, la collectivité rachète au fur et à mesure les bâtis dégradés.
La deuxième étape est la réalisation de deux équipements majeurs et structurants que sont le parc Eole et le 104. L'objectif est de capitaliser sur l'image avant garde en réalisant des aménagements pérennes.
| Parc Eole |
| Parc Eole |
| Parc Eole |
Ce magnifique parc (en France on sait faire des parcs urbains, c'est une tradition qui remonte à loin) remplit le double objectif:
- d'être un parc convivial et agréable
On y retrouve des espaces verts, des jeux, des terrains de sports pour les habitants du quartier qui ont colonisé le lieu. Cet espace de verdure est une respiration dans l'espace urbain ouvert et accueillant.
- de faire oublier le faisceau ferroviaire
Le paysagiste Michel Corajoud dans sa conception a réussi par un jeu habile sur le relief et la topographie faire disparaître de la perception le faisceau ferroviaire pour les usagers du parc.
| Le 104 |
D'autre part, la mairie a lancé un projet ambitieux d'équipement culturel en lieu et place des anciennes pompes funèbres. C'est le fameux 104. Un autre article à l'occasion sur l'histoire de ce lieu où comment la mixité et la participation des habitants, poncif des projets culturels, ne se décrète pas. Le lieu commence aujourd'hui à vivre et peut être considéré comme l'équipement culturel majeur du 18ème arrondissement.
La troisième étape menée en parallèle ce sont les opérations se succèdent pour construire du logement avec des opérations à petite échelle. Le parc de logement est ainsi renouvelé, je n'ai pas vérifié mais une part importante à l'air d'être du logement social avec de l'accession à la propriété. Cela permet de maintenir une certaine mixité sociale en attirant les classes moyennes et les jeunes actifs (cela même qui étaient les intellectuels précaires précédents). Mon opinion personnelle est que l'architecture est très réussie. Ces constructions de logement "banal" sont par ailleurs un défi fort intéressant. Ici les façades sont simples et les logements sont tournés vers des cœurs d'ilots calmes et verdis. Des ruelles parcours les opérations offrant des espaces pacifiés et sont publiques ou semi privatisées.
Il est aujourd'hui plaisant de se promener dans ce quartier et j'irais volontiers y habiter si l'occasion se présentait. Le processus est classique mais bien maîtrisé. A voir si le quartier pourra garder sa mixité sociale sur du moyen long terme.
mardi 13 septembre 2011
Corollaires de la guerre
En ce temps de commémoration, quelques chiffres vertigineux issus de la "guerre contre le terrorisme". Selon libération du 11/09/2011, si les camps d'entrainement des djihadistes ont disparu d'Afghanistan, le problème de la production de drogue est loin d'être éradiqué.
La culture du pavot a en effet été multipliée par quarante atteignant le chiffre record de 400 tonnes par an ce qui profite à tous: talibans, gouvernement corrompu et paysans n'ayant d'autre choix pour survivre.... "de sorte que le premier narco état de l'histoire est mis en place par des démocraties." Quelques effets concrets, un iranien sur dix est accroc à l'héroïne, 30 000 russes meurent chaque année d'overdose soit autant que de soldats de l'armée rouge en dix ans de guerre en Afghanistan.
Inscription à :
Commentaires (Atom)








