lundi 22 juillet 2013

TGV Chinois




Dans le monde des transports publics, on nous rabat les oreilles avec le TGV Chinois et surtout la vitesse à laquelle il a été construit. J'ai donc testé pour vous. Pour être tout à fait honnête, je suis tombé sur une rame de première génération, les nouvelles rames sont beaucoup plus belles.



Quelques données techniques sur mon trajet Shanghai Suzhou (premier indice déjà, les TGV chinois ont pus d'arrêts que les TGV Français).
Le prix tout d'abord, 39,5 yu (~4,9 euros) l'aller pour
~80 km et 20 min (~240 km/h sur cette Origine Destination avec un arrêt intermédiaire)




La billettique est en carton format ISO non magnétique (format carte bleue).






Dans les gares très modernes, à l'architecture inspirée par les aéroports, il y a un contrôle d'accès aux quais avec portillons automatiques (en entrée et en sortie). La réservation est donc obligatoire obligatoire.  Les salles d'attente sont spacieuses.



Le matériel roulant est du type ICE allemand (le TGV mode germanique) avec motorisation des wagons pas de locomotive de traction. Très bon confort à l'intérieur des rames et l'on ne sent pas la vitesse. 

Chaque rame comporte 8 voitures (7+1):  
 




  •  1ère classe 13 x 2 rangées de 2 


  • 2ème classe 20 x 2 rangées 3+2 (sièges pas très confortable mais avec de la place pour les jambes)


  • Voiture bar prend une moitié de rame 2nd
Cela représente ~700 places assises d'après mon approximation. Il y a un chariot catering en seconde, et les toilettes sont rudimentaires (européennes et turcs ) avec lavabo séparés.Comme évoqué plus haut, il s'agissait d'une première série, au retour la rame était beaucoup plus luxueuse et ressemblait comme deux gouttes d'eau à l'ICE allemand. 




Pour les amateurs,  le choix retenu est celui de la voie béton pour la voie qui n'est pas non plus la façon de faire française qui privilégie la voie ballast.

En bref, le TGV chinois est aussi ruineux que le notre pour les finances publiques ( la dette des chemins de fer chinois vaut celle de RFF multiplié par les ordres de grandeurs chinois).  Tout au moins lorsque que l'on ne considère que les couts et bénéfices directs, mais les chinois n'ont pas à rougir de la qualité de leur TGV.

dimanche 21 juillet 2013

Shanghai

De retour de Chine, une série d'article en préparation, la censure chinoise bloque la plateforme blogspot sur le territoire chinois (et youtube, facebook, même la page wikipedia sur la Chine).   




J'ai retrouvé la ville de Shanghai 10 ans après un voyage de fin d'études. Plus grand chose d'une ville d'un pays en voie de développement mais une mégalopole moderne, prestige du quartier de Pudong, forêt de tours à l'infini et le bund toujours aussi élégant. Il y a encore pas mal de chantiers en cours mais ce n'est pas la forêt de grues d'il y a 10 ans.


La rue de Nankin est une grande artère façon Las Vegas mais l'artère chic, ancienne avenue Joffre, a des airs de champs élysées avec ses boutiques chics.


Une nouvelle tour en construction dans le quartier de Pudong qui devrait culminer à plus de 500 m de haut!   
  


L'ancienne concession française voit des boutiques et des restaurants design se développer.







Le paysage urbain de Shanghai aujourd'hui.

vendredi 28 juin 2013

R.E.P Alain Mimoun


Grand parmi les Grands, hommage à Alain Mimoun, un athlète olympique ici dans sa rivalité / amitié avec Emile Zatopek  

jeudi 27 juin 2013

Burj Khalifa - Dubai




La plus haute tour du monde - Burj Khalifa. 848 m, on met facile deux tours Eiffel. Pour de vrai, c'est assez abstrait, difficile de se rendre compte de l'échelle dans la mesure où la tour est posée au milieu de nulle part. 







Dubai reste à mon sens comme un vaste terrain vague sableux avec des tours et des projets posés au milieu de nulle part. Il faut dire qu'en cette saison, il ne fait pas bon se promener à pied sous une chaleur écrasante.



Il est intéressant d'ailleurs de voir à quel point le métro flambant neuf semble comme un intrus au milieu des autoroutes (ci dessus l'accès au métro au dessus de la 2x6 voies).


mercredi 19 juin 2013

South Bronx dans les années 80


En lien avec l'article précédent, quelques vidéos du bronx dans les années 80 glanées sur internet.


De ceux qui l'ont vécu, "wild style" semble le film le plus fidèle à l'histoire de la naissance du hip hop et du graffiti.




dimanche 9 juin 2013

Les villes industrielles du nord est des Etats Unis


Chicago
Detroit
Philadelphie
New York Brooklyn Bridge
Je suis personnellement fasciné par les villes du nord est des Etats Unis.  Je me suis promené à Chicago, Detroit et Cleveland  il y a quelques années et récemment Philadelphie en sus de New York City. Je ne chercherais pas à expliquer cette attirance si ce n'est peut être que toute la culture que je me suis appropriée comme mienne est née là (Hip Hop, Electro, Rock Inde...). Ci dessous quelques réflexions sur les constats urbains.   


  • Le déclin des villes industrielles 

Frappées par le déclin industriel à partir des années 60-70, ces villes ont vécues une déprise urbaine accompagnée d'une ghettoïsation des centres au delà des CBD (Central Business District). Phénomène urbain connu, les classes moyennes blanches ont fuit les centres pour aller vers la périphérie dans des pavillons alignées les uns à la suite des autres ou pour aller vers de nouvelles contrées au meilleur dynamisme économique ou au cadre de vie plus agréable: Floride, Californie... 


Les villes centre ont connu un déclin démographique fulgurant et n'ont conservé que les franges les plus pauvres et précaires engendrant un cycle infernal pauvreté/criminalité/drogue accentuant encore plus l'exode des classes moyennes. Sur le graph ci dessus, j'ai séparé les différents boroughs new-yorkais. 










Quelques photos de New York des années 80-90 donnent l'ampleur du chaos urbain qui en a résulté. Tous les quartiers ont été touchés mais bien sur en premier lieu Harlem, le Bronx, Lower East Side.... qui ont perdu près d'un tiers de leur population. 


L'épidémie de crack a fait des ravages à cette époque, dans les statistiques de la criminalité à New York, au plus haut du chaos urbain, dans 70% des crimes de sang, le meurtrier était sous l'emprise du crack (aujourd'hui le nombre de meurtres à YC a été divisé par 5 et est revenu au niveau de 1967). La série culte "the wire" à Baltimore est à ce sens un témoignage fidèlement effrayant de la situation dans ces quartiers. 


  • La question noire 

% de population noire - US Census 2011
Les Etats Unis sont tels qu'ils sont et on est d'abord membre d'une communauté ethnique avant d'être citoyen américain. Les statistiques sont donc "ethniques" et permettent d'analyser certains phénomènes. 

J'ai essayé de comprendre le lien entre l'histoire des afro américains et les développements urbains. En effet, dans toutes les villes citées, la population urbaine est majoritairement noire alors que ce sont les Etats du Sud des Etats Unis qui ont la plus grande proportion d'afro américains (cf . carte ci dessus). 

En début de 20ème siècle puis après guerre, les afro américains ont quitté massivement le sud des Etats Unis pour aller s'installer dans les villes industrielles du nord des Etats Unis. 
C'est le phénomène de la grande migration. Les deux vagues représentent respectivement  1,6 millions de citoyens et 5-6 millions de citoyens afro américains.

C'est l'époque où Harlem est devenu un quartier noir (l'âge d'or se situait juste avant la grande crise de 29). Les populations afro américaines ont été les premières victimes de la paupérisation des centres villes et sont restées dans les centres urbains délaissés. 


Racial Distribution East Coast US Census 2011

Philadelphia Black Population in blue US census 2011 
Detroit Black Population In Blue US census 2011

Baltimore Black Population in blue US census 2011 
Lors de la désindustrialisation, ce sont les populations noires qui se sont trouvées les plus touchées et surtout les moins mobiles géographiquement et socialement. Aujourd'hui, les territoires urbains sont encore très marqués par ces deux phénomènes croisés. La densité de population afro américaine correspond de manière étonnante aux limites administratives (pour Detroit c'est flagrant).  


Dans le patchowork cuturel et ethnique new yorkais, on retrouve ces phénomènes de concentration de population afro américaines, à Harlem mais surtout à Brooklyn. Lorsque l'on regarde les revenus des ménages, c'est aussi très frappant. 




Les courbes sont inversées: 
- pour les noirs et les hispaniques, il y a beaucoup de ménages pauvres et peu de riches, la courbe décroit. 
- pour les blancs, c'est l'inverse

Répartition des revenus Philadelphia US Census 2011
Sur l'exemple de Philadelphie, c'est aussi criant. L'hyper centre est très riche (les business men), le centre/1ère couronne est très pauvre (les afro américains), la 2ème couronne périurbaine est très riche (les blancs protestants). 


Ces statistiques sont d'ailleurs très stables.  Les Etats Unis sont un très beau pays mais il perdure une violence sociale forte et une discrimination de fait. 

D'un autre point de vue, c'est de ce chaos et du Ghetto qu'ont pu naître des formes de cultures radicalement nouvelles et le New York des années 70-80 a été le creuset destroy de nombres de mouvement artistiques.