Le "complexe de Massada" ou le "complexe de la citadelle assiégée" en référence au site de la forteresse de Massada, bastion refuge de résistance lors de la révolte contre le pouvoir de l'empire romain au 1er siècle après JC. Le groupe de défenseurs juifs finit par un meurtre collectif avec un seul suicide (1) plutôt que de se laisser prendre par l'ennemi . Ce syndrome désigne "l'idée selon laquelle dans une
perspective sioniste Israël serait le dernier refuge, à préserver à tout
prix, source de comportements irrationnels." (source wikipedia)
Trait d'union transparent à la situation actuelle et l'intervention terrestre d'Israel dans la bande de Gaza, quand un peuple par sentiment de survie (légitime? je ne me prononcerais pas) devient un oppresseur cruel d'un autre peuple.
Scènes de chaos à Gaza (source le monde)
Toujours est il que cela s'assimile selon moi à un suicide long et insidieux d'un pays, Israël, qui ne peut finir qu'en impasse emportant avec lui ses alliés et ses ennemis dans l'abime.
Scènes de chaos à Barbès Paris
Pour l'occident qui ne peut pas abandonner l'état juif coupable de siècle de persécutions qui s'aliène l'ensemble du monde musulman.
Pour les peuples arabes qui souffrent au quotidien et qui alimentent une haine et une rancune rance pour les générations actuelles et à venir. Présentons le
problème crument, peut on laisser vivre un peuple de 1,5 millions
d'habitants cloitré dans un espace de 50 km sur 20km sans droits, sans
réel Etat, sans ressources, sans le minimum de dignité. Côté Cisjordanie, l'état israélien a construit un mur pour clôturer le territoire, c'est une pratique pour des bêtes pas des hommes. Je milite pour une mise sous administration internationale de l'ONU cette partie du globe ou tout au moins la ville sainte de Jérusalem et la démilitarisation des belligérants. L'issue positive ne pourra pas provenir des acteurs actuels de part et d'autre trop empêtrés dans leurs contradictions mutuelles et l'histoire lancinante de la haine mutuelle.
(1) les
pères de familles tuèrent leur famille, dix personnes exécutent la
communauté et les dix tirent au sort leur assassin qui sera le seul à se
suicider, le suicide étant interdit par la religion juive.
« Les 122 projets "Transports collectifs et mobilité durable"
concernent directement 78 collectivités locales comptant près de 14
millions d'habitants », rappelle le Groupement des autorités responsables de transport (GART) dans un communiqué publié lundi 23 juin.
Pour être honnête, j'ai un conflit d'intérêt car moins de boulot pour moi. Le GART est le lobby des transports publics et il y a beaucoup de projets parmi ceux évoqués qui ne sont pas forcément pertinents.
Néanmoins le signal politique envoyé est désastreux et à l'heure où les enjeux environnementaux continuent de monter en criticité, cela me désole qu'une poignée de réactionnaires avec un bonnet rouge mette en péril une politique et une économie nationale favorable aux infrastructures de transports collectifs. Petits intérêts locaux préservés, intérêt général à la dérive....
Que vive cette belle utopie qui est celle d'une union des nations si longtemps ennemies par le passé. On parle de peuples et de nations au sein de l'Europe, erreur rhétorique, nous sommes un peuple européen. Nous serons ce que nous deviendrons, le 19ème siècle et le 20ème siècle sont derrière nous. Je ne suis pas le dernier à jeter un œil critique sur ses dysfonctionnements, ses dogmes néo libéraux et sa technocratie mais je n'oublie pas que l'Europe est ce que l'on en a fait.
Mais je vois l'espoir devant nous de fédérer les européens comme un seul ensemble, échelle pertinente aussi bien sociale, géographique qu'économique dans un contexte de mondialisation sauvage. Ces Etats Unis d'Europe ne sont qu'un avec leurs multiples facettes qui font leurs richesses et leurs spécificités.
Les pères fondateurs ont voulu mettre l'économie avant le politique, j'ai peut être la faiblesse de penser que lorsque l'on a mis la charrue avant les bœufs, la solution n'est pas d'arrêter le labour mais de rajouter des bœufs. Je soutiens aussi que la nouvelle génération est déjà européenne, elle est aussi frustrée de se voir maltraitée économiquement et socialement. L'enjeu de demain est d'emmener tous les citoyens vers une Europe solidaire réinventant le prochain modèle de développement à l’oraison du 21ème siècle, dans le cadre d'un dialogue enrichissant avec le reste du monde. Nous avons l'intelligence, l'ancrage dans l'histoire de la pensée et de la technique, les hommes et les femmes, la prise de conscience environnementale, allons y!
Je vous conseille vivement ce documentaire en 2 épisodes. Sur le rôle des "Spin Doctor", hommes et femmes d'influence, stratège obscure de la communication des entreprises et des politiques où comment manipuler les grandes masses aux profits de certains intérêts.
Très intéressant, les ficelles de la stratégie de lobbying des magasins de bricolage pour l'ouverture du dimanche ou la communication de crise de Jérôme Cahuzac qui a même influencé le Canard Enchaîné pour dénigrer Mediapart.Le grand manitou n'est autre que Stéphane Fouks, du groupe Havas, meilleur ami de...Manuel Valls. Autre ficelle connue, notamment par Goldman Sachs, le pantouflage systématique des conseillers ministériels qui font des allers retours entre Havas et les cabinets ministériels, gage j'imagine d'antidote aux conflits d'intérêts.
Deux articles du monde sur le sujet.
Profession « spin doctor », conseiller de crise très spécial
LE MONDE TELEVISION |
• Mis à jour le
|
Bien que des séries telles que « House of Cards » ou « Scandal » les
aient mis en lumière, dans la réalité, les conseillers en communication
ou spin doctors cultivent volontiers la discrétion et le
secret. Au risque d’alimenter tous les fantasmes en matière de
manipulation des médias et de l’opinion.
Serait-ce pour redorer une image écornée parfois par les
journalistes, avec lesquels ils entretiennent une relation ambiguë et
conflictuelle, que certains des plus importants « agents d’influence »
ont accepté de s’entrouvrir à Luc Hermann ? Si la question ne manque pas
de se poser en regardant Jeu d’influences, on aurait mauvaise
grâce cependant à déconseiller ce documentaire en deux parties, produit
par Premières Lignes avec France Télévisions et LCP.
Fruit d’une enquête fouillée, à la mise en scène rythmée et aux
images léchées, celui-ci dépeint les stratégies de ces hommes et femmes
de l’ombre, la manière d’imposer leur tempo médiatique, leurs coups de
bluff, leurs petits arrangements avec la vérité, mais aussi leurs
échecs. OPÉRATION DE LOBBYING
Distinguant les conseils prodigués aux chefs d’entreprise (« La
communication de crise ») de ceux apportés aux politiques, le
journaliste décrypte les stratégies mises en place à travers différentes
affaires récentes grâce auxquelles on découvrira, par exemple, comment
une opération de lobbying menée auprès des députés peut modifier une loi
qui menaçait une société – en l’occurrence Coyote, leader des
avertisseurs de radars. Ou de quelle manière un stupéfiant baiser a
sauvé la carrière du tennisman Richard Gasquet mise à mal par un
contrôle positif à la cocaïne. Ou encore comment a été « vendue » à
l’opinion publique l’intervention militaire au Mali.
Si Luc Hermann dissèque longuement les affaires Kerviel et Cahuzac,
il sait aussi s’extraire de l’étude de cas, lors de la seconde partie –
la plus intéressante –, pour confronter les stratégies de communication
de Nicolas Sarkozy et celles de François Hollande qui, une fois élu, en
prit l’exact contre-pied, non sans dommages, ainsi que l’illustre
l’affaire Leonarda.
Dans le prolongement de ces deux documentaires où se dessine moins
une critique qu’une mise en garde des médias entraînés dans la course
effrénée à l’info et à l’Audimat, un jeu interactif, imaginé par Luc
Hermann et Julien Goetz, est proposé (jeu-d-influences.france5.fr).
Ainsi les spectateurs internautes pourront mettre à profit
l’enseignement de ces gourous de la communication en se glissant dans la
peau d’un patron confronté au suicide de l’un de ses principaux
collaborateurs. Ceux qui ne voudraient pas se confronter à des choix
trop délicats ou se laisser prendre à l’addiction d’un jeu à la
scénographie sombre et poétique, grâce aux traits du dessinateur Fano
Loco, pourront se plonger dans la lecture de Jeux d’influences, à paraître le 9 mai aux éditions La Martinière.
___________________________________
Luc Hermann et Gilles Bovon - (France, 2014, 2 × 52 min). Diffusion le mardi 6 mai à 20 h 35 sur France 5. ___________________________________
Jeu d'influences, jusqu'où suivrez-vous votre spin doctor ? Jeu d'influences
est une expérience inédite du monde de la communication de crise. Vous
prenez la place de celui qui doit faire appel à un spin doctor et
devenez, dès lors, le héros de cette fiction interactive. Qui êtes-vous ?
Louis Esmond, PDG d'une entreprise devenue le fleuron du BTP «
écologique » français. Jusqu'à cette nuit où votre numéro 2, ingénieur
de talent et inventeur du béton, se suicide. La spirale médiatique commence. Pourquoi s'est-il donné la mort ?
Est-ce lié à l'entreprise ? A cet ouvrier devenu paraplégique après un
accident de chantier ? Ou bien à cette pollution mortelle qui touche un
affluent de la Saône sur lequel est implantée l'usine ? Que vient faire
le ministre de l'Industrie dans cette histoire ? Avec l'aide de Patrick Luaud, communicant réputé, vous devrez faire les bons choix.
Luc Hermann : « Les “spin doctors” sont un danger pour la démocratie »
LE MONDE TELEVISION |
• Mis à jour le
|
Propos recueillis par Daniel Psenny
En regardant vos deux documentaires, on a l’impression que la
plupart des journalistes sont sous l’influence des conseillers en
communication. Qu’en est-il exactement ?
Oui, les spin doctors sont malheureusement
en train de gagner la bataille de la communication. Leur méthode est
très au point. Ils abreuvent les journalistes de toutes sortes
d’informations pour les noyer et orienter leurs recherches. Il leur est
ainsi plus facile de faire passer des mensonges, notamment sur des
dossiers délicats.
On l’a vu dans les affaires DSK ou Cahuzac. Ils jouent sur l’urgence
des journalistes à fournir de l’information à leurs rédactions,
notamment les sites Web qui font de l’information en continu. Ensuite,
ils savent que les journalistes ont tendance à se copier. Il y a
malheureusement une forme de capillarité entre tous les médias. Enfin,
ils capitalisent sur le fait que la plupart des journalistes manquent de
pugnacité pour vérifier une information et la confronter à d’autres
sources.
En soulignant tout cela, on se rend compte qu’ils sont un véritable danger pour la démocratie. Les différents communicants ont-ils facilement accepté de parler devant votre caméra ?
Oui, la plupart ont accepté de venir témoigner sans
poser de conditions. Seuls deux d’entre eux ont refusé et un troisième
n’a pas voulu donner suite, malgré une longue conversation pour tenter
de le convaincre. Mais les principaux spin doctors français sont là. Le fait de parler peut aussi être pour eux une manière de
redorer leur blason tout en ne disant pas grand-chose que l’on ne sache
déjà…
Le danger existait, mais je pense que nous avons su
l’éviter. J’ai noté que certains étaient flattés d’être sollicités et
ont fait preuve d’une certaine arrogance… Nous avons essayé de tirer
tous les fils des histoires dont ils s’étaient occupées. La plupart ont
parlé ouvertement, sans cacher leurs desseins. Ils défendent des
intérêts privés et ça ne leur pose aucun problème d’utiliser des moyens
parfois complexes pour arriver à leurs fins. D’ailleurs, beaucoup
d’entre eux sont d’anciens journalistes et connaissent par cœur le
fonctionnement d’une rédaction. Ils savent très bien comment s’y prendre
pour faire l’ouverture des journaux de 20 heures… A titre d’exemple,
aux Etats-Unis, on compte 4,6 communicants pour un journaliste ! Ont-ils demandé à revoir leurs interventions avant la diffusion ?
Non. Ils savent ce qu’il faut dire et ne pas dire et
font, très rarement, des dérapages… Certains qui ont vu les
documentaires nous ont même félicités pour notre travail ! Vous prolongez les deux films avec un jeu interactif et un livre. Qu’est-ce qu’ils apportent de plus aux téléspectateurs ?
Le livre à paraître le 9 mai aux éditions La Martinière est un
prolongement des deux documentaires avec d’autres histoires inédites.
Quant au jeu, nous l’avons conçu avec Julien Goetz comme une fiction.
L’internaute va pouvoir se mettre dans la peau d’un patron qui est
confronté à une crise. Pour la résoudre, il fait appel à un spin doctor
avec qui il va élaborer toute une stratégie pour sortir de cette
mauvaise situation. Il y a du mensonge, de la trahison et de la
tricherie… Tout ce qui existe dans la vraie vie !