mercredi 10 novembre 2010

Mekong et Cambodge

Gare routiere a Ho Chi Minh Ville

Apres avoir traversé le delta du Mekong en bus (riviere, canal, pont, bac...), petite halte à Chau Doc et direction le Cambodge en bateau. Le long de la route Saigon - Chau Doc est urbanisé avec des petites maisons pour la plupart montées sur pilotis et de bric et de brocs. Les tôles le disputent aux morceaux de tissus et autres pneus. J'imagine que cela doit être compliqué de construire en dur dans ces régions sujettes aux aléas climatiques, l'eau encore une fois est présente partout, on devine les grandes rizières derrière la rangée de bâtiments ainsi que de nombreux vergers. Maintenant que je suis au courant, je remarques que toutes les bourgades possèdent une antenne du PC, quasi seuls bâtiments en dur avec les écoles, rutilent et qui semblent toujours étrangement déserts.

Le long du Mekong

Le lendemain, montée sur une barque tout en longueur avec un moteur relativement bruyant, la remontée du Mekong s'amorce. Le fleuve est gigantesque (je crois par ailleurs que ce n'est pas la branche principale), les bicoques ont les pieds dans l'eau, on voit beaucoup d'élevage de canard. A certains moments, des bandes terres émergent de seulement quelques mètres de large toutes habitées avec des maisons pour la plupart en kit. Je ne peux pas m'empêcher de penser à l'opposition avec l'Égypte ou l'eau est si rare, ici il pompe l'eau à terre pour la remettre dans la rivière.

A mi chemin, à la frontière, nous changeons de bateau pour rentrer au Cambodge. La circulation sur le fleuve est quasi inexistante, ce doit être un héritage de l'antagonisme entre le Vietnam et le Cambodge, nous sommes les seuls sur notre frele embarcation. On voit des fermes sur les bords de l'eau avec des femmes qui lavent le linge, font leur toilette et des enfants qui se baignent en nous faisants des grands  coucous. Il semble il y avoir plus d'élevage avec des buffles et des vaches blanches maigrelettes.  Au total 7 heures de navigation mais un moment agréable sur ce fleuve majestueux perdu au milieu des immensités d'eau qui en diminuent pas au contraire au fur et a mesure que l'on pénetre le Cambodge.

Dernier bout du voyage en bus, une heure qui s'est avérée en faire plutôt deux sur une route toute neuve. Je trouve le paysage beaucoup plus "rangé" qu'au Vietnam avec des maisons propres et des champs en ordre parfait, impression ou réalité, le Cambodge parait moins cafouillis que sur le delta du Mekong Vietnamien. Nous arrivons à Phnom Pehn en plein milieu d'un feu d'artifice sur la rivière, c'est apparemment la fête de l'indépendance. Tous les habitants sont sortis en famille, encore plus qu'au Vietnam il y a des jeunes et des enfants partout. L'ambiance est douce et amicale, les rues animées mais sans en être agressifs, les cambodgiens sont souriants, d'emblée la ville me séduit.


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